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                                                                                                                                                                          printemps 2010

 

 

 

1_ Nous ne pouvons que dénoncer la fausseté des arguments disant que l'équilibre des retraites est compromis du fait que nous vivons plus vieux ; le vieillissement de la population n'est pas un fait nouveau et pendant les 30 glorieuses (1945 -1975) on s'en est joyeusement accommodé ; de même, le poids que représenteraient les augmentations de charges sociales (nécessaires au paiement du "surcoût" occasionné pour le paiement des retraitdormir bébées) pour les entreprises n'a jamais à cette même époque posé de problème alors même que, d'un coup, elles ont eu à payer les cotisations retraites, la sécu, etc. Pourquoi aujourd'hui cela leur pose-t il un si grave problème ? Parce que si les conditions ont changé la raison de ce changement n'est pas à chercher  du côté du vieillissement de la population mais de celui de la voracité accrue du capital qui voudrait imposer une rentabilité bien plus grande que celle des époques précédentes (les entreprises sont contraintes à avoir des bénéfices supérieurs à 10% sinon elles encourent une chute de leur valeur en bourse ; du jamais vu dans les années 50_60 !) . Depuis quelques décennies la part des salaires a chuté dans le montant de la valeur ajoutée au profit, bien sûr, des revenus de type actions et l'on voudrait que ceci se généralise et s'accentue. Le problème tient donc à l'accroissement de ces bénéfices que les politiciens au pouvoir de quelque bord qu'ils soient, complices et bienveillants, passent bien sûr sous silence. On tient - comme d'habitude - à nous faire croire que l'économie est un phénomène naturel comme la foudre et le bleu du ciel, on a vu pendant la crise financière qu'il n'en est rien puisqu'il a fallu pour sauver les banques que l'Etat intervienne en mettant la main au porte monnaie. L'économie est basée sur un accord politique sur la nécessité d'entretenir et soutenir le système …et cet accord se fait sur notre dos ! tous nos politiciens le savent et le cachent à dessein. Il est temps de mettre tout ça au grand jour !


seul-contre-tous.jpg2_ Le partage des richesses socialement crées, c'est bien sûr la revendication la plus élémentaire que l'on doit avancer. Cependant le "partage des richesses" suppose que notre seule aspiration est d'ordre comptable. Or, accepter l'éventualité d'une croissance économique indéfinie - comme l'indiquent la quasi totalité des documents critiques des réformes contre les retraites - signifie qu'il faut accepter la pérennisation du système.  Ce capitalisme qui nous sucre une part de nos « commodités » et nous conduit à une situation de plus en plus inquiétante et précaire.

Avec la pérennisation du capitalisme, ce sont les conditions mêmes de la vie qui continueront à se dégrader : dégradation de l'air que l'on respire et de l'eau qu'on boit, des terres que l'on traverse, où l'on habite, celles sur lesquelles poussent les aliments qu'on mange... il y a aussi le travail dans lequel on est de plus en plus déresponsabilisé ( tout le monde est désabusé ; des réformes sont pondues avec régularité mais la grande majorité renonce à combattre pour changer l'état de choses, c'est la résignation qui conduit à vivre dans un monde où on ne maîtrise plus rien et où l'on se laisse couler comme le chien crevé au fil de l'eau ! L'aliénation ne cesse de grandir… ) et dans le pire des cas le travail qu'on est obligé de chercher indéfiniment seulement pour pouvoir survivre ( 2 millions de chômeurs alors que dans les années 70 on criait au scandale quand il y avait 300 000 chômeurs )

La lutte contre les réformes des retraites, c'est avancer avec la revendication de conserver l'âge légal à 60 ans et le nombre de cotisations à 37,5 années pour tous et tous les autres "avantages" ; ce n'est que la défense de ce qui est et le refus de s'adapter aux évolutions du capitalisme. Devant le "progressisme" affiché du capitalisme sachons être "conservateurs". Ceci n'est pas le maximum mais bien le minimum qu'on puisse exiger - n'en déplaise aux syndicats institutionnels qui sont d'ores et déjà dans une logique de recul et de compromis !

 

 

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Tract sur les retraites ( novembre 2010 )

  Octobre 2010

 

Les retraites, encore ! Bien sûr, certains traînent les pieds ...dans les manifs et d'autres traînent les pieds ...tout court.


Alors dans certains endroits la coexistence

entre les deux catégoriesa été pleine d'aigreur.


Un tract distribué dans un collège près de Béziers essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête de certains de ceux qui préfèrent rester dans leur "confort" quotidien

fait de petits gâteaux et de boulot. 


 

          Certes il y a ceux qui y croient, à cette réforme des retraites. Qui croient vraiment qu'il y a de la vérité sous les gros mensonges du pouvoir. " Plus ils sont gros et mieux ça passe ", comme disait Goebbels. A l'âge de la communication de masse et du brouhaha médiatique, ce qui est martelé avec obsession dans la tête du public a toujours quelque chance d'y rester.

          Cependant la majorité des enseignants - comme celle de la population toute profession confondue - n'y croit pas. Ce doit être cela, qui sait ? la démocratie. Pas grand monde n'y croit mais nos représentants y croient ( peut-être ), alors… c'est bien suffisant pour que ces 'réformes'  soient mises en place !

           Malgré cela, le plus grand nombre reste confiné dans son train train quotidien : on se gausse du boulot, de ses aspects ennuyeux, pesants, décourageants, alarmants,… fusent les : "pas trop tôt vendredi soir qu'on s'arrête !", "ça va mal comme tous les lundis matins", "ça va mal et ça dure" etc. On "râle" beaucoup mais une curieuse torpeur transit les esprits et les corps dès qu'il est question de sortir du quotidien, des rails du boulot. Dès qu'il s'agit d'être un tant soit peu ambitieux, aventureux,… Quarante ans de travail ? ou quarante deux ? ou plus ? qu'importe ! De toute façon, on ne peut rien changer à ce qui a été décidé là haut, dans les sphères du pouvoir ! c'est aussi le sentiment d'une majorité de la population. 

           Si l'on enseigne l'histoire, c'est juste l'histoire des autres, … de ceux qui ont osé ! car le monde a bien changé. Pour le meilleur et surtout pour le pire. Si les paysans insurgés pouvaient brandir l'étendard de la liberté au risque de succomber sous les coups du pouvoir… aujourd'hui, seuls quelques lycéens inconscients en sont capables.  Le menu, c'est quoi au juste ? Subir et se divertir. Et surtout, ne pas "se prendre la tête"...

           Ceci étant, tout le monde n'a pas atteint ce 'délicieux' stade d'absence de désir, cette inconscience du fait que ce sont les hommes qui font (ou ne font pas ) l'Histoire. Et il existe encore des dinosaures égarés en ce temps de repli sur "la jouissance des intérêts privés"   ( comme l'avait bien vu Benjamin Constant ) qui croient encore que l'Histoire n'est pas immobile et, qu'en tous les cas, elle ne se fera pas sans nous. Et comme nous n'avons pas la tête complètement dans l'eau nous pouvons encore espérer et préparer un mouvement qui remette en cause ce qui est quotidiennement accepté tout en écartant les solutions alternatives que les paltoquets aspirant au pouvoir ne manquent pas de nous proposer.

           Les mauvais jours finiront, comme dit la chanson. En attendant, certains pourront manger des gâteaux en toute bonne conscience quand bien même le monde viendrait à s'effondrer autour d'eux. Pour d'autres bien sûr, ...cela ne suffira pas !

 

 


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