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1) Le TAFTA et ses critiques
2) Dans le TAFTA qu'est ce qui ne va pas ?
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Juillet 2014
1).........................Le TAFTA et ses critiques...........................

La critique du traité transatlantique TAFTA ne va jamais plus loin chez les « citoyens » (ATTAC, la gauche de la gauche,...) que la critique des multinationales qui empêcheraient ( d’après eux ) les États de faire le travail qui est le leur, à savoir défendre les intérêts de la population qu’ils représentent. Il semble quand même nécessaire de réfléchir jusqu’au bout pour éviter de prendre ce genre de propos pour argent comptant.
Commençons par dire que, bien entendu, il y a une part de vérité dans leur point de vue. Il est vrai que la voracité des firmes contribue parfois à ce que les États puissent se présenter comme les défenseurs des peuples. Mais est-ce que cette situation doit être pour autant comprise comme essentielle ? Est-ce que, par exemple, la situation des paysans colombiens - qui subissent les brimades physiques de leur État en conséquence du traité que celui-ci a signé avec les USA - correspond à ce modèle ? Rappelons que l’État colombien a envoyé nombre de ses flics surarmés brûler les récoltes, frapper les paysans. La raison étant qu’ils n’avaient pas acheté leurs semences aux semenciers (Monsanto etc...) mais utilisé les graines issues de leur récolte. Le traité colombo - états-unien mentionnait que ceux-ci devaient s’approvisionner auprès des grandes entreprises productrices (américaines bien sûr !). Les semences traditionnellement utilisées devenant interdites !* Ce n’est pas là l’agissement d’une firme qui s’en prend directement aux populations mais bien d’un État qui utilise son pouvoir coercitif vis-à-vis de sa propre population. Par ailleurs, s’il est vrai que l’État français a interdit les OGM et la fracturation hydraulique, à la lecture des événements, peut-on en conclure que l’État a agi spontanément selon l’intérêt de ses populations ? Est-ce que l’État aurait fait voter une interdiction sans l’intervention des populations et la peur du désordre qui s’en est suivi ? Pour finir : Est-ce que la situation des divers émissaires envoyés par les États européens pour négocier en secret le TAFTA correspond au modèle de l’État qui protège ses citoyens alors même que nombre de discussions sur le sujet ont été organisées par ces mêmes États ...avec les multinationales ?

Quand on évoque ce genre de situation les tenants de la critique « citoyenne » répondent en général de deux façons. Ils avancent soit que les États sont gérés par des idiots bernés par les grosses entreprises soit, d’autres fois, par de ’bien méchants hommes’ à la solde de ces mêmes firmes. En somme les États sont gérés par des idiots ou des salauds. Dans tous les cas, les " citoyens " considèrent les États tels qu’ils sont réellement comme absolument « transparents ». En théorie, ils sont les garants de l’intérêt général. En pratique, ce ne sont pas eux qui sont les véritables acteurs mais les grosses boites qui - tout simplement - agissent à travers eux.

En fait, ce sont bien ces « citoyens » là qui veulent mettre entre les firmes et les États la distance qui les arrange. De façon à sauver l’image de l’État qui protège, même s’il n’y a plus grand monde pour adhérer à ce point de vue.
Car cette distance entre les firmes et les États est tout à fait illusoire. Le personnel des États est très souvent le même que celui des firmes : on sort d’un ministère pour entrer dans un conseil d’administration. Et réciproquement. Les décisions importantes au niveau de l’État sont souvent (même formellement) prises par les deux ensemble. On a vu à plusieurs reprises en France les interventions de dernière minute des grosses boites (CEA, EDF, par exemple ) changer celles que les gouvernants avaient prises. Inversement, les conseils d’administration sont influencés par les gouvernements, ne serait-ce que par les subventions multiples qu’ils reçoivent. Les États sont, en outre, les organisateurs et maîtres d’œuvre de vastes politiques économiques dans lesquelles se moulent les firmes qui finissent par y trouver leurs intérêts. Même l’État américain, pourtant chantre du libéralisme économique, agit sur ses entreprises notamment par les fonds gigantesques qui sont attribués à l’armée. Et répercutés sur les entreprises employées par celle-ci.
Dans ces conditions on voit mal comment on peut dissocier les deux aspects d’une même réalité : les États et les firmes marchent la main dans la main. A chacun son travail. Si les États sont plus regardants vis à vis du peuple, c’est simplement qu’ils y cherchent et caressent dans le sens du poil leur clientèle électorale. Et les firmes sont dans leur rôle quand elles accumulent le capital. Chacun son rôle. Mais les deux sont indissociables. Il n’y a aucun sens à dissocier le pôle nord du pôle sud d’un aimant, ils font tous deux parties de la même réalité !

Bien sûr, les citoyens qui voudraient faire leur nid à l’intérieur de l’État – nous parlons de ceux qui veulent ’changer le monde’ en se déclarant hostiles au capitalisme – n’ont aucun intérêt à montrer la réalité sous cet aspect. Ils préfèrent nous raconter une autre histoire : quand la ’vraie’ gauche ( ...par exemple) sera au pouvoir ça sera différent ! comme c’est différent au Brésil depuis que Lulla et le parti des Travailleurs se retrouvent au pouvoir... Demandez aux gens des favellas qui se sont faits déplacés et expulsés de leur maisons – ou pire trucidés – par la flicaille que les Dilma Roussef ont envoyée pour cause de Mundial s’ils voient bien la différence !     

Notes:

*  Colombie : Gardienne des semences
paru dans CQFD n°122 (mai 2014), par Nicolas Arraitz, illustré par Caroline Planche, illustré par Samson mis en ligne le 17/06/2014

En 2010, le président Santos a vendu le Traité de libre commerce (TLC) aux Colombiens avec cet argument : « Il apportera un demi-million de postes de travail d’ici cinq ans. » Il n’en fut rien. De son côté, Obama promit à ses électeurs d’inonder le marché sud-américain en pleine expansion de biens et services provenant majoritairement des États-Unis. Et pour cela, il serait sans pitié dans « la lutte contre la piraterie ». Et il ne s’agit pas seulement d’intercepter les copies frauduleuses des CDs de Beyoncé ou du dernier film des frères Coen, mais aussi les graines non homologuées. Trois trusts semenciers dominent 70 % du marché mondial : Monsanto, Syngenta et Dupont, qui considèrent toute utilisation ou échange de graines traditionnelles comme une concurrence déloyale ou une violation de la propriété intellectuelle. Cela prêterait à rire si Washington, puis Bogota, et bientôt Bruxelles, ne leur donnaient raison, et surtout, ne fournissaient les armes légales pour imposer cette folie.

 

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mars 2014
2)........................Dans le TAFTA qu'est ce qui ne va pas....................................

 

 

Le traité de libre échange aux multiples noms (PTCI, TAFTA, TTIP, GMT,...) qui est en train d’être négocié entre les délégués de la Commission Européenne et les représentants des États-Unis est une énième vacherie que les maîtres du monde nous ont récemment concoctée. Après l’AMI, l’ACTA ou l’AGCS, on peut dire qu’ils n’ont pas été avares de mesures pour transformer nos vies. En pire bien sûr. De la transformation des services publics en entreprises privées à la destruction des systèmes de retraites en passant par les multiples destructions prévisibles avec les gaz de schistes, Notre Dame des Landes, les OGM, etc. Ce traité en cours de négociation aura pour conséquence d’aggraver les choses ; à leur plus grand bénéfice bien entendu ! Sous prétexte de « relancer la croissance » et de « favoriser l’emploi » ce traité menace les quelques garde fous qui restaient encore face à certaines nuisances ou au cours chaotique de l’économie (interdiction de la fracturation hydraulique, des OGM, etc... mais aussi les assurances chômage, la sécurité sociale, la santé publique accessible, etc...). Concurrence oblige !

Ceci étant, les principales critiques qui sont faites à l’égard de ce traité ne nous semblent pas aller assez loin dans l’état des lieux et surtout dans la désignation des causes et des responsabilités. Il n’est pas indifférent de savoir qui est derrière tout ça et ne pas prendre pour des marionnettes trop influençables ceux qui sont les véritables – mais pas uniques – acteurs du désastre.

      

adresse-sans-culottes.jpg                           

                                                 Paris, ce 28 novembre 1792

 

 

*

En nous présentant les États comme les défenseurs du bien public, on nous berce d’illusions. Il y a une pleine complicité entre les gouvernements et les Sociétés Transnationales. « Il y a une identification commune d’intérêts qui va au-delà du simple lobbying. » comme le dit J.H. Zubizarreta, et cela semble plus conforme à la réalité.

Des 28 États européens aucun n’a rechigné à donner son accord à la CE. Une telle unanimité devrait faire douter. Or le discours le plus souvent entendu nous narre l'histoire selon la quelle l’État est le défenseur, le « gardien ». Et, si celui-ci agit contre les intérêts des populations qu’il devrait défendre, alors c’est qu’il se trompe ...ou bien qu'il est trompé. Et il ne vient pas fréquemment à l’esprit des porteurs de cette idée que la fonction première des États pourrait être de pacifier les oppositions existantes entre, d'un côté, les pouvoirs liés au système capitaliste et, de l'autre, les populations qui les subissent. Au plus grand profit du système qui en retire les bénéfices.

En effet, dans les mouvements récents contre les OGM ou les gaz de schistes par exemple, on a entendu à maintes reprises des réflexions du genre : « Mais comment nos gouvernants peuvent-ils accepter cela ? » Effectivement. Et pourtant, non seulement ils l’acceptent mais, qui plus est, ils l’encouragent. Il a fallu des mouvements populaires dans le cas des GDS ou des sabotages effectués par des groupes très minoritaires dans celui des OGM pour que les gouvernements légifèrent contre ces nuisances. Et encore d’une façon bien imparfaite. Sans cela, la gestion du capitalisme avec son lot de dévastations tant environnementales que sociales aurait été poursuivie sous les directives de l’État.

On peut noter aussi au passage les investissements colossaux faits par les États pour construire le programme nucléaire depuis des années et, plus récemment, les biotechnologies et les nanotechnologies dont on n’a pas encore beaucoup parler mais dont on parlera quand les dégâts occasionnés arriveront aux oreilles du public. Restons-en là.


Seule une foi inébranlable dans les vertus de l’État soutient les critiques parcellaires de la plupart des commentateurs. Croire que les États vont nous sauver et ont le pouvoir de le faire ne peut que nous désarmer dans la tourmente sociale qui s’annonce. Atteindre à une réelle autonomie dans nos luttes serait bien plus cohérent et efficace que d’accorder notre confiance aux politiciens professionnels, de quelque bord qu’ils soient, qui ne l’ont en rien méritée.

 

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Un deuxième aspect qui est systématiquement mis de côté dans ces critiques du PTCI concerne ce qui est sa raison d’être : le retour à la croissance. C’est le but officiellement recherché par cet accord. La plupart des critiques se contentent de dire que, contrairement à ce qu'annoncent les promoteurs du Traité, les perspectives de croissance sont ridiculement faibles et c’est sans doute vrai. Mais l’essentiel est que, que cette croissance soit (...ou pas) au rendez-vous, c’est là que réside le problème et certainement pas là qu’est la solution ! Car la croissance, c’est le capitalisme qui se reproduit et envahit tout ce qu’il n’avait pas encore réussi à toucher.

Oublions-nous qu’«il y a des formes de travail qui ne sont pas un bienfait mais une malédiction»?1 Allons-nous nous battre pour occuper plus d’emplois de publicitaires et d’agents de marketing ou pour vendre encore plus la pacotille ? Où se nicherait donc la croissance sinon dans le produire plus et le vendre plus ? Le capitalisme ne produit jamais pour répondre à un besoin ou pour combler une pénurie, il ne produit que pour extraire du profit et s’accroître ! À quoi sert le secteur des services financiers aux entreprises ou aux particuliers ? À quoi servent les sociétés qui organisent l’endettement des ménages ? En une phrase : allons-nous prolonger indéfiniment la vie d’un système mortifère sous le prétexte extravagant qu’il n’est pas d’actualité de le critiquer dans son ensemble ?

 

***

 

La démocratie est en perte de vitesse ? Il y a certainement matière à penser que les maîtres du monde nous manipulent, il suffit de lire le document sur l’acceptabilité produit par la Commission Européenne pour soutenir le TAFTA : « La Commission, pour sa part, a mis en place une opération de communication dédiée au TTIP, une approche qui a déjà donné des résultats.» Il faut « ...garder la main sur le récit de médias grand public sur les négociations, là où il y a un large soutien à la logique et à la substance de l’accord. » Peut-on être plus clair ? On veut orienter la population dont on craint un rejet massif. Comme pour le traité constitutionnel de Giscard. Et on emploie la grosse artillerie : recours aux médias consentants, aux réseaux sociaux, élaboration en haut lieu d’une méthode efficace de manipulation avec des objectifs à atteindre. Bref, l’attirail complet des officines de relations publiques qui travaillent l’opinion depuis des décennies pour faire vendre et acheter. Comme dans les Commissions Nationales de Débats Publics ( regard vers celle concernant les nanotechnologies et celles des déchets nucléaires à Bure).

Mais la question se pose de savoir où il faut revenir pour voir à l’œuvre cette démocratie perdue (ou en train de se perdre). En 2005 ? quand le traité constitutionnel Giscard a été rejeté ou bien deux ans plus tard quand celui-ci est revenu par le parlement alors qu’il avait été exclu par le référendum ? En 2003, la réforme des retraites est imposée par le gouvernement Raffarin (présidence Chirac) alors que des milliers de gens participèrent pendant des mois aux manifestations. Aucun effet, la réforme "passe" ! En 2010 même chose avec Fillon ; plusieurs sondages montrant que 65% à 70% des gens étaient contre cette réforme. Rien n’y a fait. La réforme "passe". Démocratie ? ...Les gouvernements n’ont écouté les populations que quand un rapport de force a été instauré en leur faveur 2. On aura du mal à trouver le temps chéri où le pouvoir consentait... de bonne grâce. La démocratie 3 est certainement à instaurer - mais reste à savoir de quelle démocrarie on parle ! - on aurait du mal, en tous cas, à la trouver dans un passé récent.

 

 

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En fait, cette critique parcellaire qui nous revient avec la « gauche de la gauche », nous renvoie à un système capitaliste que l’on doit corriger pour ses excès plus qu’à un système dont il faut se défaire. Un système presque parfait et donc ...perfectible.

On peut se dire " qu’importe ! " Puisqu’il faut stimuler la lutte du peuple contre le dit TAFTA. Cependant si on voit se dessiner dans leur critique la figure chérie de ce capitalisme des années 50 qu’ils aiment tant, on peut être sûr que cette aspiration réapparaîtra tôt ou tard chez ceux-là comme une alternative positive. C’est un demi mal bien sûr, dira-t-on, mais on aura vite oublié qu’un demi mal, c’est encore le mal, comme dirait Hannah Arendt.

On est en face de la critique impuissante d’une forme de pouvoir dont on ne cesse de répéter qu’elle est mauvaise mais dont on ne peut sortir. La cage d’un système clos. Dont beaucoup ne peuvent que critiquer des aspects mais qui apparaît si compact et si "parfait" qu’ils ne peuvent qu’en vouloir des modifications "à la marge".  

«...face à ces structures impersonnelles qui fonctionnent en système ni les individus ni les peuples ne peuvent rien faire ou presque : dépendant de leur bon fonctionnement ils ne peuvent vouloir qu’une meilleure gestion du système, plus efficace et rationnelle, c’est à dire un surcroît d’organisation bureaucratique » 4.

C’est bien de cette impuissance conceptuelle qu’il s’agit mais ce n’est pas qu’une affaire d’incapacité de certains de nos contemporains, la critique du capitalisme a de longue date subi une inflexion continue vers cette impasse : « la seule valeur qui leur restera sera ...une administration et une intendance bonnes d’un point de vue technique, autrement dit rationnelle... » disait déjà Max Weber au début du XX° siècle.

Entre ceux pour qui « tout doit changer pour que tout reste pareil » 5 et ceux qui veulent changer pas grand chose en pensant qu’ils changent le monde, il y a les apologistes du système qui affirment cyniquement : «There is no alternative » 6

 

 

 

1  William Morris

2  À l’étranger, le tunnel pour le TGV Lyon-Turin (TAV en italien) : depuis des années des manifestations. Une ’minorité’ : le val de Susa, est promise à la destruction si construction il y a. Unanimité contre le TGV dans cette vallée et grandes manifestations à répétition. Mobilisation dans toute l’Italie. Le projet est prêt aujourd’hui à être réalisé. ...Déni de démocratie ? On pourrait trouver bien d’autres exemples.

3 "Idéalement, une société technocratique ne connaît pas de partis. La technocratie dirige et se dirige directement, en pilotage automatique, sans la médiation d’un parti, derrière le décor - de plus en plus troué, ruiné, béant - des vieilles institutions démocratiques, maintenues provisoirement, pour la forme. " Pièces et Main d'oeuvre. Et de rajouter : "Après tout il y a toujours une reine d'Angleterre"  En fait la fonction des représentants de l'Etat a évolué en fonction des nécessités. L'occupation de plus en plus de fonctions par des technocrates révèle l'unanimité déjà ancienne des personnages des Etats derrière la logique d'un système incontournable ; il n'est donc plus question de prendre des décisions, il faut se conformer au système, c'est  tout. 

Aurélien Berlan – revue Entropia n 15

Prince de Lampedusa

6  Margaret Thatcher

 

 

 

 

 

 

 

 

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