Bulletin de critique de ce qui est
- Fait à Béziers -
Pour une parenthèse (trop brève)
dans le monologue des politiciens, journalistes, publicitaires et autres sortes d’endormeurs...
Bulletin de critique de ce qui est
- Fait à Béziers -
Pour une parenthèse (trop brève)
dans le monologue des politiciens, journalistes, publicitaires et autres sortes d’endormeurs...
Des articles concernant la sphère culturelle : celui qui traite des chanteurs dits populaires - et le mot 'people' conviendrait mieux ici, malgré l'horreur que j'ai des anglicismes, tant ceci est
symptomatique de l'aliénation populaire plutôt que d'une expression libre - et de l'attitude des consommateurs et des incitateurs à la consommation. Car il faut que les cho
ses passant habituellement au second plan ( ou parfois cachées
) soient mises au premier plan : par exemple, la manière dont le show biz met en avant le pseudo talent de certains ( parfois un talent réel ) et renforce leur pouvoir d'attraction par des moyens
qui sont de l'ordre du "bluff" et de l'intoxication.
La contemplation de la marchandise culturelle est monnaie courante chez bien des gens engagés, des militants, elle est assumée avec une candeur parfois stupéfiante. En somme, on peut dénoncer le capitalisme comme dépossession matérielle sans avoir l'idée qu'une dépossession mentale y est étroitement liée.
De même quand je dénonce les propos d'un 'philosophe' qui s'en prend à une nature humaine conduisant l'humanité au désastre je critique le point de vue d'un écolo qui prend le problème écologique par le plus petit bout : "tous ensemble, nous allons faire...", sans se soucier du monde réel qui repose sur des oppositions. Notamment des oppositions d'intérêt. Et ça devient carrément lamentable d'entendre notre philosophe raconter les poncifs de la résignation habituelle : les révolutions ont toujours abouti à des régimes autoritaires voire sanglants, l'enfer est pavé de bonnes intentions, etc… Faut-il avoir beaucoup réfléchi pour en arriver là ! tout ça pour éviter de considérer le capitalisme tel qu'il est et se contenter de la tarte à la crème du capitalisme comme "mal inévitable et incontournable".
Je ne serais pas complet si je ne parlais pas ici de mon désir de tenir un propos non seulement sur le monde bien sûr mais aussi sur le petit monde de Béziers, de l'Hérault et de la région où j'habite. Le but est de mettre l'accent sur des choses très palpables que l'on peut voir "à sa porte". Le restaurant "révolutionnaire" qui met dans sa pub "vous ne croyez pas au capitalisme ? nous non plus !", tout en étant dirigé comme n'importe quelle entreprise attrape-client et en fabricant sa part de divertissement abrutissant et standardisé, est un bon exemple de la perte du sens des mots utilisés par la publicité et le marketing. Et c'est à notre porte.
Aristide Durutte
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